Encore une fois la pleine lune, toujours la même, à peu près. Encore une fois le même cirque, se réveiller le matin, crevé, pas rasé, avec du sang sur les mains et ne se souvenir de rien. La routine, quoi. Je ne devrais pas m'étonner. Au moins, ce n'est pas le sang de bip-bip. C'est bien connu, le coyote n'attrape jamais bip-bip. Et ce n'est pas à cette lune-ci que ca changera.
lundi 9 mars 2009
vendredi 6 mars 2009
L'étang aspiré
Nos nouveaux voisins de bureaux (séparés par des murs en béton, quand même) sont des gens bien. D'abord, ils sauvent le monde grâce à leurs produits pharmaceutiques. Ensuite ils le font en toute éthique (n'en déplaise aux trois étudiants chevelus qui manifestaient devant leur porte il y a quelques semaines) et dans le respect de toute vie animale (les lapins leur disent merci). Et puis ils ont beaucoup plus d'employées que nous (pas difficile). Et encore ils font toujours des meetings rigolos au rez-de-chaussée qu'on-passe-devant-en-rentrant, au Powerpoint proéminent. L'autre jour, je les ai même surpris à faire du yoga dans une salle du rez-de-chaussée où ils avaient malencontreusement oublié de tirer les rideaux...
Bref, ces braves gens ont une magnique terrasse séparée par une barrière métallique et surveillée par des caméras. Et au bord de la terrasse, il y a un étang magnifique quoiqu'artificiel. Le problème: après la fonte des glaces, il s'avéra que les cailloux sous-jacents d'ordinaire d'un brun clair très pur étaient recouverts d'une algue verte du plus mauvais effet. Alors hier, dans le froid et sous la pluie(!), deux gars en blouse bleue ont aspiré laborieusement toute l'eau de l'étang. C'est triste. Pourquoi je raconte ca alors que l'intérêt en est extrêmement limité et en sus complètement hors-sujet? Pour rien, c'est comme ma vie actuelle, je fais des trucs sans trop savoir pourquoi, parfois insignifiants, parfois gratuits, souvent en perdant de vue l'essentiel. C'est pas comme ca que je vais accomplir ma légende personnelle, encore.
Bref, ces braves gens ont une magnique terrasse séparée par une barrière métallique et surveillée par des caméras. Et au bord de la terrasse, il y a un étang magnifique quoiqu'artificiel. Le problème: après la fonte des glaces, il s'avéra que les cailloux sous-jacents d'ordinaire d'un brun clair très pur étaient recouverts d'une algue verte du plus mauvais effet. Alors hier, dans le froid et sous la pluie(!), deux gars en blouse bleue ont aspiré laborieusement toute l'eau de l'étang. C'est triste. Pourquoi je raconte ca alors que l'intérêt en est extrêmement limité et en sus complètement hors-sujet? Pour rien, c'est comme ma vie actuelle, je fais des trucs sans trop savoir pourquoi, parfois insignifiants, parfois gratuits, souvent en perdant de vue l'essentiel. C'est pas comme ca que je vais accomplir ma légende personnelle, encore.
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Thèmes : Ma vie allemande
mercredi 4 mars 2009
Les trains qui passent
Pour un temps, plus de son ni d'image pour ces messages. Plus de multimédia, juste du texte pur, à peine formaté. Pour appuyer le propos, se conforter dans la crise et puis aussi parce que le temps des jolies images et des chansons tristes s'estompe dans le brouillard de 2009, inattendu et de plus en plus épais. On dégraisse, quoi.
Je pourrais dire que tout va bien, en surface, bien superficiel pour m'accorder à la politique actuelle. Je pourrais dire que tout est pour le mieux, ennemi du bien, fuyant le quotidien parfois morbide d'un monde qui se désagrège. Je pourrais dire que je m'en fous et que je baisse la tête, mais serait-ce bien raisonnable? Non. Je passe des heures à essayer de comprendre des choses, sans la moindre certitude que cela ne me soit d'une quelconque utilité sur aucun front. Gratuitement, peut-être même parfois par désœuvrement. Ça doit vouloir dire que je n'y crois pas, que je doute et ça non plus ce n'est pas vrai, j'y crois, je m'accroche. Il y a juste trop de flottement, en ce moment. Je fatigue. La fin de l'hiver est dure pour les coyotes.
De l'autre côté du bâtiment, on voit les voies de chemin de fer et les train qui passent. Des rouges, des blancs et même, bonheur suprême, un TGV fugitif, lundi matin. Je dois être con de m'extasier devant un TGV qui passe, mais c'est aussi ce qui reste, j'en ai marre des trains rouges et des ICE. Marre des bus bleus, des voitures grises et des cailloux sur les trottoirs, reliquats de neiges passées. Et je dis ça, mais je me trompe: bien sûr, je ne peux pas tout rejeter sur mon environnement, sur cette ville, sur ses passants. Moi qui suis si bien placé pour le dire, mais on n'en est pas à une contradiction près. Le doute revient, le doute s'installe. Encore une fois. Un jour dépressif, le prochain euphorique. Ad libitum.
Je pourrais dire que tout va bien, en surface, bien superficiel pour m'accorder à la politique actuelle. Je pourrais dire que tout est pour le mieux, ennemi du bien, fuyant le quotidien parfois morbide d'un monde qui se désagrège. Je pourrais dire que je m'en fous et que je baisse la tête, mais serait-ce bien raisonnable? Non. Je passe des heures à essayer de comprendre des choses, sans la moindre certitude que cela ne me soit d'une quelconque utilité sur aucun front. Gratuitement, peut-être même parfois par désœuvrement. Ça doit vouloir dire que je n'y crois pas, que je doute et ça non plus ce n'est pas vrai, j'y crois, je m'accroche. Il y a juste trop de flottement, en ce moment. Je fatigue. La fin de l'hiver est dure pour les coyotes.
De l'autre côté du bâtiment, on voit les voies de chemin de fer et les train qui passent. Des rouges, des blancs et même, bonheur suprême, un TGV fugitif, lundi matin. Je dois être con de m'extasier devant un TGV qui passe, mais c'est aussi ce qui reste, j'en ai marre des trains rouges et des ICE. Marre des bus bleus, des voitures grises et des cailloux sur les trottoirs, reliquats de neiges passées. Et je dis ça, mais je me trompe: bien sûr, je ne peux pas tout rejeter sur mon environnement, sur cette ville, sur ses passants. Moi qui suis si bien placé pour le dire, mais on n'en est pas à une contradiction près. Le doute revient, le doute s'installe. Encore une fois. Un jour dépressif, le prochain euphorique. Ad libitum.
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Thèmes : Ma vie allemande
mardi 3 mars 2009
Caféinomane
Plus possible maintenant, dans nos nouveaux bureaux, de commencer une journée sans café. Moi qui n'en buvais auparavant que sous couvert d'être social. Bah non. Maintenant, c'est foutu, j'en prends par habitude, sans réfléchir, sans grande satisfaction non plus, parce que quand même, il n'est pas bon, le café. Caféinomane, à mon âge...
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Thèmes : Ma vie allemande, Ma vie corporate
jeudi 5 février 2009
Langage des signes
Ce week-end, dans l'avion, je lisais "L'Alchimiste". Où il est question de destinée, de choix, de signes. Et soudain tout devint plus clair. Enfin clair, non. Juste un nouveau jour. Alors depuis début janvier, que de signes:- La grande blonde allemande reprend ses distances, elle s'est pris un bavarois pour l'hiver.
- Nous avons de nouveaux bureaux où tout le monde est allergique.
- J'ai encore gagné un projet chez les marchands de tracteurs.
- Mon boulot me fait à nouveau chier.
- J'héberge quelqu'un chez moi et ce n'est pas n'importe qui.
- Ma Xbox360 a grillé.
- Je lis "L'alchimiste", qui traite de signes, de destinée et de choix.
J'en déduis qu'en ce qui me concerne, il va falloir faire quelque chose au sujet de ces signes, en particulier en matière de destinée et de choix.
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Thèmes : Ma vie allemande
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