mercredi 17 mars 2010

Capsules caféinées...

... ou comment je me suis (re)mis à boire du café. Par désœuvrement, par inconscience, par conformisme. Juste pour être social. Pourtant il n'est pas bon, leur café. Peut-être même pas le leur, en fait. Peut-être est-ce juste le café en tant que boisson, qui n'est pas bon. Beurk. Alors pour faire mon bobo, j'ai acheté des capsules nefpreffo. Même pas à Paris, d'ailleurs (Suricate et Carcajou sont témoins). C'est complétement exclusif, la capsule nefpreffo. Complétement ludique, aussi. Le public masculin se réjouit, la machine à sous matinale. Toc, je mets dedans, je pousse la manette et hop!

J'ai fini le nefpreffo indien force 10. Très bon, en fait. Maintenant, je tourne à 3-4 cafés par jour. Je vais bien, si. Le tremblement nerveux de mon auriculaire gauche n'est pas dû au café ni au stress de la capitale. Pas dû au métro du matin ni aux mails de mon chef. Pas dû aux questions existentielles ni aux coliques décisionnelles. Non. Mais je n'ai plus que du brésilien force 5 et du colombien force 6. Je sens les premiers symptômes du sevrage. Je ne prends pas encore de café double, c'est plutôt bon signe...

Dans un prochain épisode, je vous entretiendrai des résultats du workshop, de mes décisions pas encore prises et de souvenirs d'il y a un an.

mardi 16 mars 2010

Et le canal St-Martin

resplendit soudain au soleil inattendu. Les tentes de Roumains sous le pont vivent leurs derniers instants, les derniers sacs poubelles flottent lentement vers la Seine. Les étudiantes s'amassent en groupes compacts sur les pavés du quai tandis que passe une péniche vide.
Dans la cour, le soleil dans un coin. Celui du café du matin, du café du midi, de la cigarette de l'après-midi. Le redoux, le printemps qui approchent, les cycles saisonniers et quotidiens.
Moi, pour changer, je prends le RER. Cela dure moins longtemps, je marche plus, c'est mieux pour ma ligne (la 4...).
En ces instants fugaces, Paris vaudrait presque la peine d'être vécue. Sans allemande, mais on fera avec, sans doute. Ou alors il y en a d'autres, ailleurs, je ne sais pas encore où. En attendant, je lis le livre conseillé par le Suricate, dans le métro. Et je bois moins. Depuis 2 jours. Ah non, tiens, maintenant que j'y pense, le pichet de Corbières à midi, qui en but un quart?
Dégel, dégel, mais cette question qui demeure: qu'est-ce que je fous ici? Pourquoi ici, d'ailleurs? "Pourquoi ici?" d'ailleurs...

dimanche 14 mars 2010

Week-end à Paris

Non, rien...

samedi 13 mars 2010

Semaine alcoolique

Voilà une semaine passée, pour oublier. Paris, c'est cher quand on veut s'alcooliser. J'ai passé la semaine dans divers bars, mais souvent le même, où la bière allemande est importée et me rappelle là-bas, à défaut d'Elle. Les Euros défilent, je ne sais plus. La grande blonde esthétique et maigre essaye de nous soutirer une cigarette devant le pub. Non. Elle repart, dépitée. C'est vrai qu'au collège personne ne doit lui refuser une cigarette. Moi, je n'en ai pas et je m'en fous. Les autres en ont et s'en foutent aussi. Mes Parisiens sont formidables, se jouent de ces choses avec une aisance presque dilettante. J'essaye de ne pas penser à Grande Belette ou de me convaincre que c'est une cause déjà perdue.

Le Suricate et le Renard me soutiennent mordicus "qu'on ne va pas ensemble". Je ne sais pas, je voudrais plus de détails, je n'y comprends rien, je suis affreusement et fatalement partial dans cette affaire, pas clair. Elle m'emmerde, mais est-ce bien suffisant? Elle réapparaît sporadiquement et je cours. Je discutais avec une collègue que bizarrement, les décisions professionnelles ne me faisaient pas peur, mais que dès qu'il s'agit de ma vie, voilà, c'est le boxon, je ne m'en sors pas. Ce soir, tard, je suis devant le clavier allemand, celui que je maîtrise mieux que le clavier français, je me dis que demain sera mieux. Mais non, ce sera la même zone, les mêmes interrogations, juste quelques heures plus tard, les mêmes cafards, au sens propre comme au sens figuré. Paris m'apporte beaucoup, mais m'a aussi pris énormément. La zone...

mercredi 10 mars 2010

Education

Ce soir, je fais du WiFi en regardant d'un œil absent la télévision qui débite des âneries. Je tombe sur le stage de réinsertion pour adolescents français irascibles chez des parents africains très stricts: conflits des générations, jeunesse pas encore perdue mais mal partie, choc des générations et des cultures. Illustrée d'une musique elle aussi adolescente et de commentaires descriptifs mais creux, l'émission se déroule. Je vois l'adolescente des Yvelines (ou de par là, chaipus) qui se confronte à sa famille d'accueil: Et là, vous allez rire: je me suis rappelé ma vie commune il y a un an exactement, quand j'hébergeais aussi une adolescente. Tellement vrai...